Nos conseils pour que le premier passage chez le coiffeur de bébé se passe bien.

La première coupe de cheveux : un rite de passage qui peut vite se transformer en traumatisme pour un tout-petit, et pour ses parents. Les astuces de coiffeurs spécialisés.
Il ne suffit pas de savoir manier les ciseaux pour couper les cheveux des plus petits. «Beaucoup de coiffeurs n’ont aucune empathie avec les enfants», déplore Bruno Liénard, coiffeur pour enfants à domicile basé à Paris. Tout se fait au feeling, selon Nathalie Pero Alves du salon Los Niños à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) : «Il n’existe pas de formation spécialisée dans la coiffure pour enfants. Tout dépend de son expérience et de son ressenti personnel.» Une condition sine qua non pour Bruno Liénard, qui ajoute que, en plus de cette dimension humaine, «les enfants sont sensibles à leur environnement». Le salon de Nathalie Pero Alves, par exemple, est décoré d’un aquarium et d'une bibliothèque enfantine pour les distraire – quand ils ne disposent pas du portable de leurs parents. Que faire dans une région dépourvue de salons spécialisés ? Le plus judicieux reste d'en discuter avec un professionnel, pour s'assurer de sa bienveillance. À éviter absolument : les bruits de tondeuses et de sèche-cheveux, qui ne feront qu'ajouter du stress.
Tout dépend de la masse de cheveux. Nathalie Pero Alves reçoit parfois des bébés de quatre mois qui ont besoin d'un rafraîchissement capillaire. Bruno Liénard ironise : «Certains enfants ont des forêts sur la tête !» Dans ce cas-là, la coupe se fait dans les bras d'un parent.
On peut aussi attendre leurs 2 ans avant de se rendre chez le coiffeur, si la quantité de cheveux le permet. À cet âge-là, les cheveux, qui n'étaient encore que du duvet, prennent leur forme adulte. C'est à ce moment que Bruno Liénard les coiffe assis.

L'horaire : un facteur à ne pas négliger. La journée d'un bébé étant dictée par sa faim et son sommeil, certains moments sont à éviter : «Par expérience, l’heure du déjeuner est la pire, témoigne Nathalie Pero Alves, car ils ont tendance à piquer de grosses colères». À privilégier : «Plutôt après la sieste ou tôt le matin, juste après le réveil», s'accordent les deux professionnels. Si un planning chargé ne permet pas de choisir, ce n'est pas sans risque. En effet, Bruno Liénard est catégorique : «On ne coupe pas les cheveux d’un bébé qui pleure».
Tout dépend de l'âge. Si le bébé n'a aucune autonomie, c'est plutôt des parents qu'il faut s'occuper, selon lui : «Souvent, la maman transmet ses peurs et se projette dans son passé de petite fille.» L'enfant perçoit l'angoisse de sa mère, s'angoisse lui-même, pleure, ré-angoisse sa mère, et ainsi de suite... Un cercle vicieux. S’il est assez grand, à partir d'environ 18 mois, Nathalie Pero Alves propose de lui montrer des photos du salon de coiffure avant le rendez-vous, pour qu'il se familiarise avec l'endroit. Dans ce contexte particulier, on peut aussi lui expliquer que le coiffeur portera également un masque, comme ses parents.
Exit dégradés, franges et autres fioritures. La professionnelle suit une technique simple : «Je fais avec la matière et raccourcis pour un côté plus propre et net». Pendant les deux premières années, on peut dire au revoir aux rêves de chevelures de Raiponce. Sachant que, pendant 18 mois, les cheveux ne sont que du duvet, rien ne sert de les laisser pousser. Pas de quartiers pour Bruno Liénard : «Il faut couper les cheveux de la nuque, car c’est l’endroit où un bébé transpire le plus. Les mamans sont amoureuses des boucles qui apparaissent sur cette zone et ne veulent pas qu’on les coupe». Il met aussi en garde contre la frange qui, en poussant, les fait loucher et crée un strabisme. Le jeu n'en vaut pas la chandelle.

Bottine Citrouille et Compagnie chez Media du 20 au 25, 54,99 €.
Minisac à dos randonneur, Jojo Factory, 39 €.
Chemise Missouri, en coton Bonpoint, du 4 ans au 14 ans, 140 €.

Sac à dos, Scotch & Soda, 59 €.
C'est au moment de passer sous les ciseaux que ça se corse. Un bébé qui n'arrive pas encore à se tenir droit doit se faire couper les cheveux dans les bras d'un parent qui, lui, reste debout. Cette position permet une plus grande liberté de mouvements au professionnel. Bruno Liénard n'assoit les enfants qu'à partir de l'âge de 2 ans. Ensuite, tout se passe bien si le parent ne se montre pas brusque avec l'enfant : «Quand on tient l'enfant par le cou ou le menton, il se sent contraint. Sa tête doit être libre», prévient le coiffeur. Dix à vingt minutes suffisent, puis le tour est joué. Une expérience positive grâce à ces conseils, à répéter tous les deux ou trois mois.
Initialement publié le 30 août 2018, cet article a fait l'objet de modifications.

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