Salon De Coiffure Le Cameleon Brest

« Dans un incendie, entre le Rembrandt et le chat, je sauverais le chat », crânait le sculpteur Giacometti. Ça fait un bail que les Français, plumés par la crise, n'ont plus rien de luxueux à sauver, mais la citation n'a pas pris une ride. En pleine déprime, la France ronronne. A l'unisson de ses 11 millions de chats choyés comme une œuvre d'art. Rien n'est trop beau, ni trop cher, pour les allumés du félidé.

Le Caméléon Brest - Coiffeur (adresse, avis)

Après le Spa pour chat, le pyjama pour chat, le vernis à griffes, voilà que débarque, à Paris, le bar à chats. Importé du Japon, le salon de thé qui ouvre en septembre propose son truc antistress : lové sur un canapé, le client sirote sa boisson en caressant l'un des 10 poilus ambulants de l'établissement. Cela porte un nom : la « ronronthérapie ». « Le concept a été réadapté, ça n'est pas comme au Japon où on réserve son chat sur Internet pour une heure, précise l'initiatrice du bar à chats, Margaux Gandelon. Je ne garantis pas au client que le chat se frottera contre lui. »

On s'offre un ronron pour le prix d'un café, on dort avec son toutou (35 % des Français), on affuble son colocataire quadrupède de gadgets insensés : baladeur MP3 pour persan mélomane, sextoy pour bichonne en manque de bichon, tapis de course pour York boulimique et « cache-anus » pour caniche pudique ! Bienvenue dans un monde fou, fou, fou où la passion pour les animaux de compagnie ne connaît aucune limite.

Fidèle confident ou rejeton suppléant, le labrador ou le minilapin sont désormais considérés comme des membres de la famille, gâtés comme des gamins, sans que l'on ait à flipper pour ses études. Plus question de lui refiler les restes du repas ou de l'emmener en phase terminale chez le véto, des mutuelles spécialisées permettent à Médor de soigner son œdipe chez le psy et ses calculs biliaires en clinique : en dix ans, le budget annuel consacré aux animaux domestiques a doublé, atteignant 4,5 milliards d'euros, selon le cabinet Xerfi Etudes.

Chaque année, 1 680 € sont consacrés au chien, 1 200 € au chat. « Un animal de compagnie, c'est de la douceur dans un monde de brutes. A aucun moment, il ne nous juge, ne nous dévalorise, souligne Jean-Luc Vuillemenot, secrétaire général pendant vingt ans de l'Association française d'information et de recherche sur l'animal de compagnie (Afirac), qui publie Comment les animaux nous aident à aimer la vie [éd. Chiron]. Dans notre société où l'on se serre de moins en moins la main, où les marques d'affection se raréfient, les animaux qui nous font la fête à la maison lèvent cette pudeur que le corps social fait peser sur nous.»

Surenchère d'affection

Nos bébêtes vénérées s'exhibent comme des stars sur les réseaux sociaux : 77 % des Français reconnaissent photographier davantage leur animal que leur chéri(e), selon un sondage réalisé en 2012 par Nikon. Le chien le plus populaire de la planète, Boo, loulou de Poméranie à la gueule de peluche, réunit 7 millions de fans sur Facebook. Sur Twitter, le viatique du matou Sockington - manger plus pour dormir plus - passionne plus de 1 million de followers qui suivent ses états d'âme comme ses problèmes de litière.

Quel mouche nous a donc piqués ? Selon l'ethnologue Jean-Pierre Digard, auteur des Français et leurs animaux (Hachette), spécialiste réputé de la relation homme-animal, l'amour exagéré que nous portons à nos bestioles s'explique par notre soif de rédemption : « Il existe une hiérarchisation très forte entre une élite animale, les animaux de compagnie survalorisés avec ostentation, et la plèbe, les animaux de rente, enfermés, ignorés, élevés à la seule fin d'être mangés, relève-t-il. L'amour que nous prodiguons aux premiers a pour fonction de nous déculpabiliser de ce que nous faisons subir aux seconds. »

Chaque crise sanitaire entraîne une surenchère d'affection : c'est peu après le scandale de la vache folle, au cours des années 90, quand les journaux télé font leur ouverture sur les troupeaux incinérés, que surgissent le parfum pour chien O My Dog et les défilés de mode canins. Les bêtes en format de poche mettent du baume sur notre conscience : elles nous servent de miroir et de faire-valoir, entretenant une relation idéale, sublimée. « L'homme fait du chien comme les enfants, de la pâte à modeler : il cherche à marquer la nature de son emprise, poursuit Jean-Pierre Digard. Vous ne verrez jamais un jeune de banlieue se balader avec un caniche, considéré comme un chien de gonzesse. Les bourgeois, eux, préfèrent le labrador, le chien BCBG. »

A 45 ans, Morgan vit avec Garfield et Wifi. Fils unique, élevé à Paris, ce chef de projet informatique a toujours grandi avec un chat, son compagnon de vie et de jeu. Il l'a câliné, l'a aimé, s'est fâché avec lui, lui a confié ses peines intimes, comme à un frère, comme si le roi du salto arrière représentait le centre du monde. « Ma mère a toujours vécu avec un chat. Ma grand-mère, qui a élevé seule ses six enfants à Brest, dans les années 50, reconnaissait la capacité du chat à apaiser les tensions, confie-t-il. Quand j'étais adolescent, durant les rares périodes où nous n'en avions plus, ma mère disait dans des moments d'exaspération : "Hou là, il est temps qu'on ait à nouveau un chat !"» Aujourd'hui, Morgan leur consacre un blog Media et 28 € par mois.

Perroquet jaloux, chiens schIzos

Signe de la promotion psycho-affective de la bébête de compagnie : la vogue des prénoms chipés aux humains. A moins que ça ne soit l'inverse. Betty a perdu sept places alors que Bianca en a gagné cinq chez les chiens, entre 1986 et 2006. Chloé, Clovis ont disparu du palmarès, alors que sont entrés Cachou et Chanel, entre 1987 et 2007, selon l'enquête du sociologue Baptiste Coulmont, qui a épluché l'état civil détenu par la Société centrale canine.

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Les pitbulls, les épagneuls reçoivent plus de prénoms humains que les labradors ou les bouledogues. L'ethnologue Colette Méchin, chercheuse au CNRS, qui a mené une étude sur le sujet, parle de concurrence linguistique entre les hommes et les bêtes : « En devenant familier, l'animal acquiert les mêmes prérogatives que les personnes comme pour un nouveau-né : même minutie dans la recherche, même référence à une mémoire familiale. » Elle cite le cas d'une propriétaire d'un caniche nommé Naomi, comme Naomi Campbell parce que son mari aimait beaucoup la top-modèle, et de feu son bichon, Nagui, comme le présentateur télé, mort d'une gastro - le bichon, pas le présentateur.

Tous cinglés, les amoureux des bêtes ? Le « véto » comportementaliste Claude Béata, auteur d'Au risque d'aimer (Odile Jacob), qui exerce depuis vingt ans comme psy pour animaux, à Toulon, tempère ce raccourci : « Il existe quelques maîtres fusionnels qui dressent des mausolées à leur chien ou qui n'osent plus sortir de chez eux de peur de les laisser seuls. Mais c'est une minorité. La relation avec le maître ne pose problème que dans un tiers des consultations. » Dans son cabinet, le Dr Béata a vu défiler un perroquet jaloux, des chiens inconsolables, bipolaires ou schizophrènes... Tout ça se soigne, ou presque. « On est très scientifique dans notre approche : en combinant la thérapie et les psychotropes, un vétérinaire peut faire changer le comportement d'un animal qui souffre, assure-t-il. C'est de la médecine, pas du vaudou. »

Dans cette grande ménagerie du bonheur où chacun, le citadin en manque de nature comme la vieille dame isolée, trouve son réconfort, une espèce séduit l'aventurier du dimanche : les nouveaux animaux de compagnie (NAC). Des lézards, des boas, des mygales... qui peupleraient 5 % des foyers. Toto, 8 kg, la peau fripée comme une centenaire, accueille depuis sa vitrine le visiteur à La Ferme tropicale, à Paris. Toto, c'est l'iguane. Ici, on ne parle pas de NAC, mais d'ornement. Ici, on trouve de tout, la tortue à 19 €, le caméléon casqué à 79 €, le boa imperator à 375 €. « Le reptile n'est plus réservé au marginal qui se balade son boa autour du cou. Aujourd'hui, c'est M. Tout-le-monde : le père qui s'offre son serpent, la mère, son lézard. C'est une déco d'intérieur pour avoir un bout de nature chez soi, explique le vendeur, Charlie. Le film de Disney Raiponce a suscité une vague d'adoption chez les petites filles : elles voulaient toutes leur Pascal, le caméléon. »

La loi fixe des limites à cette passion dévorante (en grillons, blattes et bébés souris) : pas plus de 40 spécimens par foyer. Pour soigner cette patientèle, il existe des vétérinaires pour NAC. Comme Lionel Schilliger, Parisien qui opère les tortues de calculs, hospitalise les iguanes malades et sèche les larmes des propriétaires de reptiles qu'il n'a pu sauver. Déçus d'avoir perdu un animal de valeur, presque un objet de collection : « Les gens pleurent la perte de leurs tortues, parfois de leurs caméléons. Mais moins que pour un chat ou un chien. »

Perte, deuil : de vrais naufrages dépressifs

Toutes les études scientifiques le prouvent : un animal, c'est bon pour la santé. Six minutes de caresses au matou, un quart d'heure face à l'aquarium font chuter la tension artérielle. Ça réduit le stress, ça maintient en forme. Quand le chien disparaît, c'est le drame. Veilleuse de nuit dans un hôtel 4 étoiles de la côte landaise, Sandrine Raimbault, 52 ans, a quitté son job pour retrouver Altéa, son lévrier disparu en balade. « J'ai perdu 12 kg, je ne dormais plus », dit-elle. Son patron l'a prise pour une folle. Depuis cinq mois, elle a distribué 33 000 avis de recherche, sillonné les plages à 4 heures du matin, reçu des centaines de SMS, fait appel à des radiesthésistes. « Si, pendant une journée, je ne fais rien pour la retrouver, je me sens mal. Altéa, c'était pas ma chienne, c'était ma compagne de vie », confie Sandrine, qui garde l'espoir de la retrouver vivante.

Pour comprendre ce lien qui unit les Français à leurs compagnons, il faut finir au paradis : filer au cimetière animalier d'Asnières, en banlieue nord de Paris, où s'alignent des stèles en forme de cœur ou de tête de chat. C'est le Père-Lachaise des bestioles, une espèce de Disneyland, sauf que, ici, Mickey est mort. D'émouvantes épitaphes, parées de photos, ornent les tombes de lapins, de chiens, de perruches disparus... : « Toi, ma Pussy fidèle, je te garderai dans le temps une tendresse immortelle », « A notre petit Loup adoré, seize ans d'amour... » Lunettes noires, strass aux oreilles, Elodie, 33 ans, fume une clope devant la tombe de Neptune, son croisé loulou mort en 2012. Quinze ans de vie commune. « C'était le petit dernier de la famille, d'ailleurs on n'a jamais dit "le chien" en parlant de lui, on l'appelait "le petit".» Elle a déposé des tulipes rouges comme d'autres, des guirlandes, des croquettes, des balles de tennis sur les tombes. Un tableau kitsch, qui dit toute l'affection portée à leur compagnon, leur Rembrandt à eux.

Nelly et Liserette, la poule star

Liserette a fêté sa victoire dans le salon, sa médaille autour du cou, pendant que toute la famille buvait du champagne. Plumage fauve à liseré noir, c'est la gagnante du concours Miss Poule 2013. La fierté de Nelly, sa propriétaire. Sa poule a rabattu le caquet à un millier de concurrentes originaires de toute la France. Nelly avait déjà deux chiens et deux chats, une perruche, il lui manquait une cocotte. Sur un marché, cette toiletteuse de 52 ans a craqué pour une orpington, comme de plus en plus de Français, même des citadins, séduits par les poules d'ornement (en 2012, Truffaut a vendu 30 000 poules et poussins, + 57 % par rapport à 2011). «C'est intelligent, une poule. Liserette est bavarde, curieuse. Elle pond des œufs, avale la verdure, recycle les déchets du jardin, c'est plus écolo qu'un chien.»

Nadine et Louise, adorable cochon

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Pour leurs 40 ans, certains reçoivent un bijou. Nadine, elle, s'est fait offrir un cochon . «Mon plus beau cadeau d'anniversaire !» s'emballe l'Ardéchoise, treize ans plus tard. Un présent quelque peu encombrant : la boule de poils des premiers mois pèse désormais une centaine de kilos. «Quand l'animal grossit, les gens s'en débarrassent», déplore cette membre active de Groin Groin, une association qui recueille les cochons nains abandonnés. «Elle vit comme un chien, se promène avec nous, se couche sur un coussin quand je regarde la télé. Il y a peu, elle venait se vautrer sur notre lit. Plus jeune, elle ouvrait le frigo... Elle est très maligne.» Désormais âgée - un cochon vit en moyenne quinze ans -, Louise passe son temps dans sa propre maison, installée dans la chaufferie. Mais elle ne refuse jamais les gourmandises. La semaine dernière, elle a découvert la crème glacée. Avec un plaisir non Media COMBIEN D'AMIS ?

Avec un total de plus de 63 millions de bestioles domestiques, la France est championne d'Europe.

Poissons : 34,99 millions

Chats : 11,41 millions

Chiens : 7,42 millions

Oiseaux : 6,43 millions

Rongeurs : 2,66 millions

Reptiles : 1 million

Emmanuelle et ses serpents chéris

Emmanuelle n'est pas sectaire. Elle aime tout autant son chat, Sushi, son chien-loup, Hélios (10 mois), que ses serpents, Kin (3 ans) et Hebi (5 ans). Elle a aussi hébergé une grenouille, un triton et des phasmes. « J'ai toujours été attirée par les reptiles », explique la Brestoise de 21 ans, vendeuse en animalerie - une passion, on vous dit ! Le côté sauvage de sa ménagerie lui plaît. Pour rien au monde elle n'aurait adopté une autre race qu'un chien-loup de Saarloos - une des deux espèces autorisées. « Rien à voir avec un chien classique », poursuit Emmanuelle, évoquant les réflexes de loup d'Hélios, 71 cm au garrot, 30 kg (et il n'a que 10 mois !). Ses serpents - 1,70 m pour l'un, 1,20 m pour l'autre -, raffolent de souris, deux surgelées par semaine et une vivante par mois. Emmanuelle les sort parfois de leur terrarium. «J'adore les caresser. Même si je sais qu'ils ne ressentent rien.»

Le Caméléon

L'enthousiasme anthropomorphique des amis des bêtes n'a pas de limites. Ni les sirènes du marketing qui traite les clients à coussinets comme du poil béni. A Dog In The City, à Paris, salon de coiffure et de beauté, les chats se font démêler, les chiens, shampooiner, certains même poser du vernis. Pour votre bichon, ce sera une coupe au bol ou un dégradé ? Un enveloppement de boue ou un massage antistress ? Sabrina Elbaz, la patronne, a ouvert sa boutique au cœur du Marais, parce qu'elle ne trouvait jamais ce qu'elle voulait pour sa « princesse », sa York. Ici, les animaux sont appelés par leur prénom. Leur «papa» et leur «maman» n'hésitent pas à garnir leur armoire de sweats à capuche taille teckel. « Il faut que nous soyons accessibles tout autant à la petite dame du quartier qui vient faire toiletter son chien qu'aux clients plus fortunés », insiste Sabrina Elbaz. N'empêche, le tarif varie de 60 € à plus de 130 € pour bichonner Félix ou Diane.

Alexandre et ses bernard-l'ermite

Avec leur coquille rose à paillettes ou à motifs géométriques, les bernard-l'ermite font fureur sur les marchés de Noël. Passionné par le crustacé, Alexandre, 22 ans, s'étrangle : « Les coquilles peintes sont nocives ! » Lui n'en fournit que des naturelles à sa quinzaine de bernard-l'ermite. Depuis sept ans, cet étudiant en médecine, modérateur d'un forum consacré au pagou, prend grand soin de ses compagnons à 10 pattes. Il leur a aménagé un terrarium, garni de belles coquilles chinées sur le Net et 10 cm de sable dans lequel ils ont tout loisir de muer. Il les régale de salade, fruits secs et os de seiche. Jusque récemment, il leur faisait même prendre leur bain ! Pour autant, pas de grattouilles sur la coquille, ni de balades en bord de mer : niveau relationnel, le crustacé n'est pas très démonstratif. Le plaisir, c'est de les voir s'épanouir. « Ils sont beaucoup moins craintifs qu'au début », se réjouit Media (1 727 membres).

Marine, 20 ans, et B' : son facétieux furet

Petite, elle cohabitait avec des lézards. « Maman et moi, nous avons toujours eu des animaux bizarres », raconte Marine, 20 ans. Mais jamais de furet. Sa mère n'en voulait pas. Aussi, à 18 ans, quand elle emménage dans son propre appartement, Marine choisit ses colocataires : deux furets. Le premier, acheté au Danemark, décédera d'une crise cardiaque. Le second s'appelle B', comme la peste de la série « Gossip Girl », dont elle a, paraît-il, le même caractère bien trempé. « La petite » vient quand on l'appelle, réclame des caresses, est propre : « Pas besoin de la sortir tous les jours. » Jamais elle ne refuse une balade, en laisse, dans les rues de Brest. « Le furet, c'est un mélange de chien et de chat. » Seule interrogation : B' pourra-t-elle cohabiter avec le chien ou le serpent que Marine projette d'adopter un jour ?

Daniel et Véronique, et leurs iguanes

Au départ, c'était un caprice d'enfant. Un gamin qui voulait un iguane et des parents qui finissent par céder. Le fiston s'est lassé, Daniel et Véronique sont devenus mordus. Depuis vingt ans, le couple de quinquas collectionne ces gros lézards. En ce moment, ils cohabitent dans leur appartement de banlieue parisienne avec deux « princesses », Leïa (comme dans Star Wars) et Arwen (comme dans le Seigneur des anneaux), l'une orangée ; l'autre, verte.

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« Elles sont très autonomes, pas contraignantes : pas besoin de les sortir pour leurs besoins », explique Daniel, 56 ans, employé communal. Les iguanes ont leur terrarium mais passent leur temps en liberté. L'été, elles se font dorer au soleil. L'hiver, elles squattent les radiateurs ou les genoux de leurs maîtres - malgré leurs 90 cm de long. « Elles attendent qu'on soit levés le matin pour quitter leur panier. » En revanche, le couple ne les emmène plus en vacances. Trop de stress. Cet été, Leïa et Arwen iront en pension chez le véto qui les suit.



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